Bon, ces jours-ci ce n’est plus qu’un souvenir, mais le week-end dernier il faisait un temps superbe à Paris. Une lumière comme seul l’automne en offre, le matin une légère fraîcheur juste parfaite pour se réveiller, qui s’est effacée lentement pour laisser place à la douce chaleur du soleil… J’avais une bonne raison pour me lever tôt samedi et déambuler aux quatre coins de la ville une bonne partie de la journée, alors j’en ai bien profité. Et quand la foule a commencé à envahir les rues du centre, mes pas m’ont mené tous seuls dans des endroits plus reculés que j’aime bien, comme s’ils cherchaient eux-mêmes à ajouter une petite pointe de mélancolie à cette atmosphère.

C’est ainsi que je me suis retrouvé dans le quartier de la Bibliothèque François Mitterrand, le long des voies d’Austerlitz. Comme souvent, c’était calme, vide, quasi lunaire. Certains diraient froid, un mix foiré de bureaux modernes et de logements réhabilités… Moi j’aime. Dans quel autre secteur de Paris peut-on se sentir si loin de… Paris ?, pour citer cet article sur lequel je suis tombé hier. C’est exactement ça. Et même sans aller chercher les squats et autres lieux plus ou moins underground, la comparaison avec Berlin est assez juste aussi. Comme une espèce d’harmonie réellement urbaine, loin de l’habituel passéisme faussement romantique… (C’est marrant, Olivier parle aujourd’hui d’un sujet semblable, dans un billet sur les projets de nouvelles tours dans Paris)

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Enfin bref, samedi, j’étais bien. Une bonne soirée m’attendait, et pourtant je n’avais aucune envie que cette journée décline. Plus tard je me suis rendu compte que j’avais comme redécouvert Paris ce jour-ci, et que j’avais eu autant de plaisir à le faire qu’à passer des jours entiers à errer seul dans Vienne ou Budapest cet été. Tiens, à ce propos, j’étais pas censé finir d’écrire un post moi ?…