Patterns in the Ivy

Pourquoi (pas) celui-là ?

J’ai beau avoir déjà répondu à un truc de ce genre il y a des lustres, puisque ça m’a été demandé deux fois gentiment en peu de temps, par Bald et Gamacé, je vais me prêter au jeu une fois de plus. Et comme c’était formulé différemment chez les deux, je prends mes libertés aussi :P

  1. Citer la personne qui nous a linké et indiquer le règlement
  2. Prendre le livre le plus proche, l’ouvrir à la page 123
  3. Recopier la 5ème ligne et les 5 lignes suivantes
  4. Indiquer titre, auteur, année
  5. (Là je zappe la partie “refiler à X personnes”. Et toc.)

Je triche un peu pour vous éviter le passionnant Pro Oracle Spatial for Oracle Database 11g, et je tends le bras pour prendre le livre que je ballade dans ma sacoche. Extrait :

”[…] regardai au dehors. Avant le sixième coup, j’avais pris ma décision. J’allai chercher de l’eau chaude sur le feu, un peu de savon, des chiffons propres et je revins à l’atelier où j’entrepris de laver les vitres. Je dus monter sur la table pour atteindre celles du haut.”

Ça vient de La jeune fille à la perle, de Vermeer Tracy Chevalier, paru en 1999. J’en suis à la moitié, et j’aime beaucoup. Parait que le film qui en est tiré est très fade… En tout cas, si un jour vous lisez ce livre, je vous conseille de chercher un peu les repros des quelques tableaux de Vermeer qui sont évoqués dans le livre. Celui qui sert de titre tout le monde le connait et il est sur la couverture, mais surtout les autres. Ça donne “des attaches visuelles” très sympa pour la lecture.

Miam Slurp Burp

Allez hop, voilà ma réponse à la chaîne mangeaille qui se balade de-ci de-là en ce moment (flemme de linker tout le monde, mais le poème de Clément vaut bien le détour), refilée par Mitt qui a compris que la précédente m'était sortie de la tête avec plus ou moins de bonne foi.

En tout cas c'est marrant, la bouffe doit être le sujet à la mode en ce moment, car y'a quelques jours j'ai déjà répondu à un food-quizz chez Candy Froggie (après plus de 3 ans, toujours pas compris si et comment on pouvait faire un lien direct sur un billet chez elle, alors si vous voulez, vous irez voir le post du 29 mai). Et sinon ça me fait tout bizarre de répondre à un questionnaire sur la nourriture, alors que ceux qui me connaissent savent bien que je suis un barbare sans raffinement pour ça... Disons que je ne fais absolument aucune différence entre bien manger et très bien manger, ce qui mine de rien implique beaucoup de choses. Enfin, je vais tenter de laisser mes instincts frustes au placard. C'est parti.

Un aliment ou un produit que je n'aime pas du tout

Y'en a une bonne liste, mais sans hésiter, les escargots en premier. Et par extension, tous les trucs qui vivent entortillés dans une coquille en pensant être bien tranquilles. Déjà, l'apparence me débecte viscéralement. Ensuite, c'est vraiment chiant à bouffer. Surtout pour certains coquillages où il faut utiliser des espèces de crochets pour aller harponner ces pauvres mollusques au fond de leur tanière. On dirait qu'on va chercher des espèces de crottes nez récalcitrantes dans un nez étranger. Bref, vous avez compris l'image... Beuârk. Mais le pire, c'est que c'est même pas bon ! Je suis persuadé que les gens qui aiment les escargots aiment surtout l'ail et le persil. Comme ceux qui aiment les huîtres aiment surtout le citron et l'échalotte. Ouais, je sais, les huîtres c'est pas entortillé, mais je suis pas fan non plus. En fait je crois que j'aime que les moules. Humpf.

Mes trois aliments favoris

Heureusement, la liste des aliments que j'aime est bien plus longue que celle de ceux que je n'aime pas. Mais ça facilite pas le choix. Je vois absolument pas comment on peut faire un classement là-dessus. M'enfin, on va dire tous les fromages, le steack tartare, et puis les aubergines (ce n'est pas une histoire de goût :P). Et aussi tout ce qui est à base de fruits rouges, les sushis, les pancakes, toutes les sauces indiennes aux couleurs bizarres et les plats qui vont bien, toutes sortes de poissons, les yaourts grecs au miel, le choux rouge, les Special K, les hamburgers bien gras, toutes les formes de salades, les macarons, quasiment tous les trucs chinois/vietnamiens/thaïlandais, j'arrête.

Ma recette favorite

Pfff, c'te question difficile encore, où il faudrait choisir "un" truc. J'ai l'impression de répondre à un de ces quizz débiles sur Facebook, qui va bientôt me dire que je suis un zombie unijambiste intersidéral adorant Kali et que j'ai un matching de 97% avec un pseudo-ami parce que je dis que j'aime faire des tourtes aux pommes avec des raisins secs et de la cannelle dedans... Mais en fait, étant donné que je ne cuisine que quand il s'agit de faire plaisir à des gens, et que la joie que j'en retire vient surtout de là, je cherche souvent le truc le plus approprié selon les personnes. Si bien que si je suis "N", que des gens sont "G" et qu'on note "favori" par *, on a l'équation suivante :

recette*(N) = (plat*(G) + touche_personnelle(N,G)) modulo foirage(N)

Ma boisson de prédilection

À la base, le cidre. Breton ou normand, rien à cirer tant qu'il est bon. Et oui, y'en a des bons. Après, si on compte en quantité ingurgitée en laissant de côté l'eau, c'est plutôt bière puis café, ce qui apparemment n'est pas très original. Mais bon, what else ? Et puis, c'est marrant, mais leurs consommations respectives s'auto-entretiennent mutuellement. Logique :). Sinon, même si j'en bois avec plaisir, je ne me hasarderai même pas à évoquer du vin, tellement je suis béotien sur le sujet.

Le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait

Bon, là je vais botter en touche façon Mathieu, mais en fournissant une vague excuse en relation avec la question recette favorite. En dehors de faire plaisir à quelqu'un d'autre que moi et de couper des légumes en rythme sur du death metal, cuisiner ne m'intéresse pas. Alors je ne rêve d'aucun plat. C'est triste. Ou pas.

Mon meilleur souvenir culinaire

Là c'est la question où on rend hommage aux plats des autres, alors avant de choisir un évènement en particulier, laissez-moi d'abord décerner une palme à Sarah et Vincent pour l'ensemble de leur oeuvre, tout confondu. Sinon, ce serait les makis d'Esther \o/ . Et mon premier gratin périgourdin doit pas être loin non plus.


Ouf, fini ! Qui n'en veut ?

Et vas-y donc Madeleine !

Oh ! Joie ! Une chaîne qui tombe pile au moment où je suis en manque d'inspiration et de temps pour poster quelque chose de plus original ! Parfait ! Celle-ci m'a été lancée par Aggelos1 et consiste en gros à évoquer des souvenirs de son enfance associés aux 5 sens. Et bien sûr, c'est inspiré par le fameux épisode de la madeleine de ce cher Proust (pas la Madeleine de mon titre, qui elle n'a vraiment rien à voir avec l'enfance :P)

Bon, allez, en avant pour cet exercice régressif. J'en ai profité pour illustrer tout ça avec des Ivy, mais comme mon scanner n'a pas résurrecté miraculeusement depuis la dernière fois, c'est toujours aussi crado...

Toucher

Toucher

Le contact à peine perceptible d'un piège de dionée qui se referme sur mon doigt. Mon grand-père est un botaniste hors-pair qui a nourri une longue passion pour les plantes carnivores (il a notamment créé cette association il y a bientôt 25 ans). Les espèces de carnivores sont toutes captivantes, mais c'est bien celle-ci la plus spectaculaire. Même si je sais depuis longtemps le pourquoi du comment, voir et sentir cette plante *bouger* m'a toujours fasciné. Enfant je ne pouvais pas m'empêcher de déclencher un ou deux pièges à vide de temps en temps, rien que pour voir ce phénomène quasi-miraculeux se reproduire. Cela fatigue la plante, alors ça ne plaisait pas trop à mon grand-père, mais je crois qu'il était trop heureux de me voir m'y intéresser pour vraiment se fâcher.

Goût

Goût

Comme j'ai moi aussi eu une grand-mère qui faisait de délicieuses pâtes de coing (miam ^_^), j'aurais bien choisi la même réponse qu'Aggelos. Mais dans un souci de variété, j'ai trouvé autre chose. Moins glamour, certes... L'horrible amertume du vernis transparent qu'on m'a obligé à mettre quelques fois sur mes ongles, pour que j'arrête de les bouffer. J'ai plus ou moins perdu cette mauvaise habitude... mais c'était l'année dernière ;) Bref, le coup du vernis n'a pas marché. Il faut dire aussi qu'à cette époque j'avais déjà un côté masochiste fort prononcé. Je ne pouvais pas m'empêcher de poser volontairement la langue sur le vernis, dès que l'affreux goût s'estompait (pas avant 20 minutes, tout de même)

Odorat

Odorat

Pfiou, dur celui-ci... Pas de fumet de plat vraiment caractéristique qui me vienne en tête, ni même de parfum (en tout cas pas avant l'adolescence et la fragrance délicieusement épicée d'une fille avec qui j'aimais bien danser les slows dans les booms ;)). Je me rabattrai alors sur l'odeur du truc (shampoing ?) à la camomille que ma mère nous mettait sur la tête à ma soeur Camille et à moi. Si je me rappelle bien, fallait faire bouillir de l'eau, pour faire infuser des fleurs de camomille dedans. Ca sentait bon et ça faisait très hippie, mais je sais même pas vraiment à quoi ça servait... Peut-être que c'est grâce à ça que j'ai maintenant une magnifique chevelure blonde comme les blés. En tout cas, ça s'est arrêté à peu près quand ma deuxième soeur, Charlotte, est née. Et elle est brune :D (Albane, ma dernière soeur toute blondinette, est venue bien plus tard, mais apparemment la mode d'ébouillanter la tête de ses enfants était déjà passée.)

Vue

Vue

Hum... en fait c'est ce sens-là qui me parait le plus dur à choisir... Voyons... j'ai vite chopé la passion de la lecture. Apparemment mes parents ont facilement trouvé le truc, le bon bouton qui en désespère tant d'autres. Avant de passer aux "vrais livres", j'ai lu beaucoup de choses pour enfant sage, genre les J'Aime Lire ou les collections Ecole des Loisirs auxquelles ma mère institutrice nous abonnait. C'est facile de se moquer de ces trucs-là, mais on y trouve (trouvait ?) une variété assez terrible, aussi bien au niveau des récits que des illustrations. C'est dans un vieux J'Aime Lire que j'ai encore, le Royaume des Fumées, que j'ai découvert John Howe pour la première fois. Et encore maintenant, j'aime beaucoup feuilleter les livres pour enfant, au point que j'en avais "volé" un à ma petite soeur (l'Amoureux, de Rebecca Dautremer, superbe). Sinon, faut pas croire hein, je me suis usé les yeux sur Ken le Survivant et Dragon Ball autant voire plus que le gamin moyen à l'époque Dorothée. La preuve, ma myopie a été diagnostiquée à mon entrée au collège ;)

Ouïe

Ouïe

J'ai forgé mes propres goûts musicaux relativement tard, et j'ai donc écouté pendant longtemps ce qu'on me faisait écouter. Je me rappelle notamment les cassettes qui traînaient dans la voiture. Mes parents chantaient tous les deux (ma mère encore maintenant) dans une chorale au répertoire plutôt éclectique, et j'ai donc entendu beaucoup de choses en rapport : enregistrements de concerts plus ou moins réussis, autres chorales, morceaux à apprendre, etc. À l'époque je râlais beaucoup, et je n'ai cessé par la suite de construire des goûts en opposition avec ceux de mes parents (ils n'aiment pas le black metal, surprise !). Et pourtant, en cachette, j'aimais bien ces cassettes. En tout cas bien plus qu'écouter 107.7 ou la valise RTL sur la route des vacances ! C'est un peu comme le Gloria de Vivaldi, que ma mère préparait quelques années après. Je me souviens parfaitement avoir singé les cuivres un peu pompiers des premières mesures, mais aujourd'hui c'est une des oeuvres qui me transportent le plus. Qu'est-ce qu'on peut être con quand on est ado, c'est dingue...

 

Ouf, fini :P Qu'est-ce que je peux être bavard ! Bon, et puisque tout ceci est censé être une chaîne à faire circuler, n'oublions pas d'ouvrir le maillon : prend la suite qui se sent inspiré, et sous la forme qu'il veut (par exemple, ça serait sympa avec chaque sens illustré par une photo, non ? Enfin, je dis ça, je dis rien :P).

1 qui apparemment en est l'auteur, mais bizarrement nous fait croire qu'il l'a reçu d'ailleurs... Refus de paternité ou simple prise en flag' d'invention d'amis virtuels, ça reste à élucider...