B.O.

Pour Vienne bien sûr, il y a l'embarras du choix niveau musique d'ambiance... Alors plutôt que de me creuser la tête, voilà du beau et consensuel, qui correspond bien à l'atmosphère douce qu'il y avait là-bas en ce tout début septembre.


Johannes Brahms - Symphonie No.3, III.Poco Allegretto

Et oui je sais, Brahms était Allemand, mais ce morceau a été créé à Vienne, et puis bon un peu tous les musiciens de cette époque avait le plug-in Viennois auto-installé.

Allez, ce billet a trop longtemps traîné dans mes brouillons, je lui fais un sort. Et puis ça me fera du bien de me rappeler la chaleur et la quiétude d'esprit des 3 jours que j'ai passés là-bas.

Bon, de toute façon je vais faire un peu le flemmard, en me contentant d'un peu plus de photos et d'un peu moins de texte que mes billets précédents sur Prague, Bratislava et Budapest. Mais ce n'est pas qu'à cause de la paresse. J'ai juste l'impression que malgré tous mes efforts, je n'arriverais pas à retranscrire l'ambiance de la ville comme je l'ai ressentie. Vienne était ma dernière étape, et la ville que j'ai préférée. 2 heures après mon arrivée, j'avais déjà regretté de ne pas avoir interverti la durée de mon séjour avec celle plus longue passée Budapest, où le dernier jour avait été difficile.

Peut-être est-ce justement par contraste avec mon coup de déprime dans la capitale hongroise que j'ai tant apprécié l'autrichienne. Ou alors mon côté peu aventureux qui s'est exprimé, se sentant plus à l'aise dans une ville à l'atmosphère clairement d'Europe de l'Ouest, dans un pays dont je comprends quelques phrases (quand je fais un effort :P). Ou encore, c'est parce que je sentais la fin du séjour arriver, et avec elle l'urgence de profiter à fond des dernières heures à l'étranger. Oui, il y a peut-être tous ces facteurs personnels qui ont joué, en plus de la ville elle-même, pour me faire tant aimer les moments passés là-bas. En tout cas, c'est clairement pas grâce à mes rencontres : alors que j'avais été plutôt grégaire dans les autres villes, j'ai pas parlé à une seule personne à Vienne, en dehors des "hello / bye / danke schön, etc.". Mais après tout, une expérience s'apprécie avant tout à l'aune des sentiments qu'on a éprouvés, pas la peine d'en chercher les raisons pendant des heures... Et c'était simplement les jours les plus insouciants que j'avais passés (et que j'ai passés) depuis des mois, légèrement devant les meilleures heures de Prague.

La ville dégage à la fois une impression de calme, de grandeur, de modernité, de propreté et de dynamisme. On est entouré, dans le centre du moins, par des merveilles innombrables, mais rien ne parait écrasant. Le passé artistique monumental est évident partout, mais il se fond avec harmonie dans le moderne. C'est vraiment difficile à décrire... c'est comme si on pouvait croiser à tout moment Mozart ou Klimt dans le métro, en jeans, se rendant dans l'un des nombreux endroits underground genre Berlin, l'un trimballant une guitare électrique, l'autre des bombes de peinture :) Je trouve pas comment le dire autrement, j'ai trouvé ça alchimique. Et même, le reste de la ville, hors du centre, est super sympa. Alors ok on sent bien que c'est une ville riche, mais aussi les gens semblent vraiment cools et gentils. Bref, Vienne, faut y aller, sérieux !

Bon, j'arrête les descriptions fastidieuses, et je cite juste quelques-uns des petits plaisirs qui ont rempli ces 3 jours :

  • Visiter plein de musées. Ils sont vraiment super dans cette ville, je me suis jamais ennuyé et pourtant j'en ai fait quelques-uns. Souvent pas énormes, mais des collections super classes et présentées de façon moderne et agréable. Je sais maintenant que c'est comme ça que j'aime les musées. (Albertina : miam. Leopold : re-miam, surtout en sortant de l'exposition "Punk" du musée d'à côté, dans le génial Museumsquartier)
  • Manger un strudel accompagné d'un café viennois dans une superbe salle à la déco fin de siècle (l'avant-dernier :P), juste en face de la petite église baroque où le Requiem de Mozart a été joué pour la première fois.
  • Aller jusqu'au "château de Sissi", pour... faire le con avec les écureuils du parc. Le château et le parc pour le coup sont vraiment rasoirs, style un Versailles en plus petit, plus moche et plus ennuyeux (peut-être pas dedans mais je suis pas rentré). Mais ça fait un prétexte pour se balader un peu en dehors du centre et avoir une vue sympa sur la ville.
  • Aller admirer le bâtiment Secession. Même s'il était fermé le soir, c'est le premier truc que j'ai fait après m'être posé à l'auberge. J'y suis retourné le lendemain matin, sachant très bien ce que j'allais y trouver au sous-sol. La Frise Beethoven de Klimt, dans ses murs d'origine. Ca fait quelque chose... Comble du "je me la pète dans ma tête", l'apprécier avec la 9e symphonie sur les oreilles, choc artistique garanti ;) Après, c'était plutôt cool de voir que le reste du bâtiment continue à servir son but d'origine, à savoir exposer des artistes d'avant-garde. Sauf que j'ai vite déchanté en découvrant l'horreur d'expo qu'il y avait à ce moment-là... Ce qui fait forcément se poser des questions. Notamment "est-ce qu'il y a un siècle et quelque j'aurais eu la même réaction de rejet en voyant les travaux des premiers artistes de la Secession ?"...
  • Aller à l'opéra. Non je déconne, ça j'ai pas fait :(. J'imagine qu'il aurait fallu réserver un an à l'avance... Mais bon, tout l'été il y a des projections publiques d'opéras ou de ballets sur la place de l'hotel de ville, et ça j'ai fait. Plein de monde, ambiance sympa, entre stands de vins/saucisses et entrechats sur la Belle au Bois-Dormant de Tchaïkovsky. Mais pas de bol, le seul orage de mes vacances a eu lieu ce soir-là. Projection interrompue, grosse panique, trempé en 5 minutes ;)

Une petite dernière photo, spéciale pour Mitt. Même si je sais que sans y être allée elle est déjà amoureuse de la ville entière...

Bon, finalement j'en parlé autant que pour les autres villes :P

Album photo complet