Patterns in the Ivy

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Peigne lierre et papillon

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17 x 10 x 0.8 cm environ. C'est plus beau en vrai, surtout dans des cheveux.

Avec une amie chère qui partage un bon nombre de goûts avec moi, on se pâme souvent devant les merveilles de l'Art nouveau. Notamment ce genre de peignes, si caractéristiques de cette époque où les femmes avaient bien besoin de faire tenir leurs opulentes chevelures style nouille (car oui, bien sûr, elles ressemblaient toutes à des lithos de Mucha). Un objet de ce genre ferait un fort beau cadeau pour son anniversaire. Mais comme je n'avais pas envie de finir en prison pour avoir tenté de dévaliser le musée d'Orsay, je me suis dit que j'allais en sculpter un moi-même. Et en bois, pas en corne, parce que je n'avais pas de buffle à estropier sous la main.

Petit détail : je n'avais jamais fait de sculpture. Mais ça ne devait pas être bien compliqué, et ce projet faisait une première motivante. En plus, j'étais déjà à moitié équipé, ayant dernièrement trouvé ciseaux, gouges et maillet sur des vide-greniers pour me mettre à la gravure sur bois. En prévision des détails, j'ai aussi acheté un Dremel (un outil rotatif multifonctions assez précis), qui m'a énormément servi, et servira sûrement à plein d'autres choses à l'avenir.

Je n'ai pas fait de step-by-step systématique, mais voici tout de même quelques photos en cours de réalisation :

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Ne me demandez pas de quel bois il s'agit, je n'en ai aucune idée. C'était à l'origine une assise de chaise récupérée dans la rue, dont le bois semblait avoir les caractéristiques qu'il me fallait : monobloc, solide et sans nœuds. Et dense surtout, pour ne pas que les parties fines soient fragiles.
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Ça ne se voit pas trop ici, mais la planche était bien épaisse, plus de 1,5 cm. J'ai passé beaucoup de temps au ciseau sur la face arrière pour perdre en épaisseur.
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C'est bientôt fini ! Là je fais tout au Dremel depuis un moment.

Le moment où le peigne s'est séparé du gros de la planche était stressant, car j'avais peur de forcer sur les dents, mais tout s'est bien passé. Et c'était assez émouvant, car à ce stade, même s'il restait des choses à faire, tout le travail se concrétisait déjà en un objet à part entière que je pouvais tenir en main. Première impression surprenante : c'est extrêmement léger, bien plus que ce que j'avais imaginé. Certes, ça ne représentait plus un gros volume de bois, mais ça contrastait étrangement avec la résistance ressentie pendant la sculpture. En tout cas, ce bois a tenu ses promesses, il est resté dur et solide même réduit à une très faible épaisseur, comme sur les dents.

Pour ne pas tenter le diable et parce que je tiens à mes doigts, à partir de là j'ai laissé tomber le Dremel. J'ai fait les dernières retouches et affinages au scalpel, et j'ai poncé avec différents papiers de verre, pour préparer la touche finale, deux couches de vernis. Je n'ai pas de photo de cette étape avant vernis, donc voici directement le résultat final, sous différents angles :

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Allez, on va dire que le prochain sera sculpté des deux côtés ! :P
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Je suis content d'avoir réussi à affiner les dents autant que je voulais.
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(J'avoue, là je l'ai fait voler comme un vaisseau spatial en faisant "Fssshhoouuuu !")

Pour parachever le tout, je l'ai offert sur du velours, dans une jolie boîte noire.

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Boîte faite sur-mesure, à partir du carton du Dremel. Jusqu'au bout, tout se recycle :)
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La vraie touche finale !

Nouveau

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Un petit cadeau pour une amie, qui m'avait demandé quelque chose dans ce style il y a un bon moment*.

Contrairement aux précédents, ce n'est pas un portrait, c'est juste "une nana lambda en jolie robe dans un décor à la Mucha". Mais il y a déjà de quoi s'amuser avec ce genre de sujet, et ça m'est toujours aussi agréable de dessiner dans ce style. Après, question "sortir de ma zone de confort", on repassera. Mais je continue à y travailler !

* Ceci est un petit clin d'oeil pour ceux qui m'ont passé des commandes : parfois ça prend longtemps, mais normalement je ne vous oublie pas :).

Dr Sketchy Anti Art School

Hier soir avait lieu un événement fort bien venu pour me donner un coup de motivation pour mettre à jour ce blog (que je vais finir par appeler un monthlog) : une séance de Dr. Sketchy. Pour faire vite, ce sont des séances de poses de modèles féminins, qui se veulent pas prise de tête, et qui ont lieu à peu près tous les mois dans un bar original, avec un thème rétro, souvent type pin-up ou burlesque, et une ambiance qui va avec.

J'en ai entendu parler il y a quelque temps via Abie1, et je m'étais juré de ne pas louper la prochaine séance. Et comme pour rendre celle-ci encore plus immanquable à mes yeux, le thème était "Art Nouveau" ! Que rêver de mieux pour ma première expérience de modèles vivants ? (les gens dessinés "clandestinement" c'est différent.) À moi donc les vestales indolentes vêtues de robes diaphanes et parées de fleurs et bijoux extravagants \o/. Et c'était exactement ça :)

Ca avait lieu dans un bar huppé du 5e arrondissement, faussement décadent et authentiquement hors de prix, mais convenant bien au thème. L'endroit était blindé de monde et rapidement surchauffé, mais l'ambiance était très sympa et j'ai eu la chance de trouver une place relativement confortable au début. Il y avait quatre modèles différentes, qui alternaient entre les deux salles. Ca dure deux heures, divisées en poses de plus en plus longues, de quelques minutes au début à une vingtaine à la fin.

À part quelques ratages, je trouve que je m'en suis pas trop mal tiré sur les poses courtes. Peut-être que l'habitude de dessiner beaucoup de mémoire a aidé.

Mais évidemment sur les poses longues on peut faire des choses encore plus sympa :)

Bon, j'ai toujours mes mauvaises habitudes de manquer de spontanéité, de faire du trait au lieu de quelque chose de plus global, et de négliger les ombres, mais je suis vraiment content du résultat. À part quelques grandes claques en zyeutant les productions de certains voisins très doués, j'avais même pas à rougir de mes croquis :)

Et dans l'ensemble, j'ai vraiment adoré. J'avoue que pour une toute première expérience de modèle je savais pas trop à quoi m'attendre. C'était également une des premières fois que je dessinais "en public", avec constamment plein de monde susceptible de regarder par dessus mon épaule, ce dont j'ai horreur habituellement. Mais non, aucun souci, j'ai vraiment été heureux de me sentir si à l'aise ! Vivement la prochaine !

En bonus, un lien vers le post bien sympa de Joslin, un autre participant, plutôt adepte du stylo.

1 : Le "via Abie" devient de plus en plus en commun... mais c'est décidément une personne pleine de ressources ! Grâce à la non mois formidable Nacara et elle nous avons mardi dernier passé une excellente et arrosée soirée/nuit à 4 en compagnie de Boulet ! Oui oui, "LE" Boulet :)

Vienne

B.O.

Pour Vienne bien sûr, il y a l'embarras du choix niveau musique d'ambiance... Alors plutôt que de me creuser la tête, voilà du beau et consensuel, qui correspond bien à l'atmosphère douce qu'il y avait là-bas en ce tout début septembre.


Johannes Brahms - Symphonie No.3, III.Poco Allegretto

Et oui je sais, Brahms était Allemand, mais ce morceau a été créé à Vienne, et puis bon un peu tous les musiciens de cette époque avait le plug-in Viennois auto-installé.

Allez, ce billet a trop longtemps traîné dans mes brouillons, je lui fais un sort. Et puis ça me fera du bien de me rappeler la chaleur et la quiétude d'esprit des 3 jours que j'ai passés là-bas.

Bon, de toute façon je vais faire un peu le flemmard, en me contentant d'un peu plus de photos et d'un peu moins de texte que mes billets précédents sur Prague, Bratislava et Budapest. Mais ce n'est pas qu'à cause de la paresse. J'ai juste l'impression que malgré tous mes efforts, je n'arriverais pas à retranscrire l'ambiance de la ville comme je l'ai ressentie. Vienne était ma dernière étape, et la ville que j'ai préférée. 2 heures après mon arrivée, j'avais déjà regretté de ne pas avoir interverti la durée de mon séjour avec celle plus longue passée Budapest, où le dernier jour avait été difficile.

Peut-être est-ce justement par contraste avec mon coup de déprime dans la capitale hongroise que j'ai tant apprécié l'autrichienne. Ou alors mon côté peu aventureux qui s'est exprimé, se sentant plus à l'aise dans une ville à l'atmosphère clairement d'Europe de l'Ouest, dans un pays dont je comprends quelques phrases (quand je fais un effort :P). Ou encore, c'est parce que je sentais la fin du séjour arriver, et avec elle l'urgence de profiter à fond des dernières heures à l'étranger. Oui, il y a peut-être tous ces facteurs personnels qui ont joué, en plus de la ville elle-même, pour me faire tant aimer les moments passés là-bas. En tout cas, c'est clairement pas grâce à mes rencontres : alors que j'avais été plutôt grégaire dans les autres villes, j'ai pas parlé à une seule personne à Vienne, en dehors des "hello / bye / danke schön, etc.". Mais après tout, une expérience s'apprécie avant tout à l'aune des sentiments qu'on a éprouvés, pas la peine d'en chercher les raisons pendant des heures... Et c'était simplement les jours les plus insouciants que j'avais passés (et que j'ai passés) depuis des mois, légèrement devant les meilleures heures de Prague.

La ville dégage à la fois une impression de calme, de grandeur, de modernité, de propreté et de dynamisme. On est entouré, dans le centre du moins, par des merveilles innombrables, mais rien ne parait écrasant. Le passé artistique monumental est évident partout, mais il se fond avec harmonie dans le moderne. C'est vraiment difficile à décrire... c'est comme si on pouvait croiser à tout moment Mozart ou Klimt dans le métro, en jeans, se rendant dans l'un des nombreux endroits underground genre Berlin, l'un trimballant une guitare électrique, l'autre des bombes de peinture :) Je trouve pas comment le dire autrement, j'ai trouvé ça alchimique. Et même, le reste de la ville, hors du centre, est super sympa. Alors ok on sent bien que c'est une ville riche, mais aussi les gens semblent vraiment cools et gentils. Bref, Vienne, faut y aller, sérieux !

Bon, j'arrête les descriptions fastidieuses, et je cite juste quelques-uns des petits plaisirs qui ont rempli ces 3 jours :

  • Visiter plein de musées. Ils sont vraiment super dans cette ville, je me suis jamais ennuyé et pourtant j'en ai fait quelques-uns. Souvent pas énormes, mais des collections super classes et présentées de façon moderne et agréable. Je sais maintenant que c'est comme ça que j'aime les musées. (Albertina : miam. Leopold : re-miam, surtout en sortant de l'exposition "Punk" du musée d'à côté, dans le génial Museumsquartier)
  • Manger un strudel accompagné d'un café viennois dans une superbe salle à la déco fin de siècle (l'avant-dernier :P), juste en face de la petite église baroque où le Requiem de Mozart a été joué pour la première fois.
  • Aller jusqu'au "château de Sissi", pour... faire le con avec les écureuils du parc. Le château et le parc pour le coup sont vraiment rasoirs, style un Versailles en plus petit, plus moche et plus ennuyeux (peut-être pas dedans mais je suis pas rentré). Mais ça fait un prétexte pour se balader un peu en dehors du centre et avoir une vue sympa sur la ville.
  • Aller admirer le bâtiment Secession. Même s'il était fermé le soir, c'est le premier truc que j'ai fait après m'être posé à l'auberge. J'y suis retourné le lendemain matin, sachant très bien ce que j'allais y trouver au sous-sol. La Frise Beethoven de Klimt, dans ses murs d'origine. Ca fait quelque chose... Comble du "je me la pète dans ma tête", l'apprécier avec la 9e symphonie sur les oreilles, choc artistique garanti ;) Après, c'était plutôt cool de voir que le reste du bâtiment continue à servir son but d'origine, à savoir exposer des artistes d'avant-garde. Sauf que j'ai vite déchanté en découvrant l'horreur d'expo qu'il y avait à ce moment-là... Ce qui fait forcément se poser des questions. Notamment "est-ce qu'il y a un siècle et quelque j'aurais eu la même réaction de rejet en voyant les travaux des premiers artistes de la Secession ?"...
  • Aller à l'opéra. Non je déconne, ça j'ai pas fait :(. J'imagine qu'il aurait fallu réserver un an à l'avance... Mais bon, tout l'été il y a des projections publiques d'opéras ou de ballets sur la place de l'hotel de ville, et ça j'ai fait. Plein de monde, ambiance sympa, entre stands de vins/saucisses et entrechats sur la Belle au Bois-Dormant de Tchaïkovsky. Mais pas de bol, le seul orage de mes vacances a eu lieu ce soir-là. Projection interrompue, grosse panique, trempé en 5 minutes ;)

Une petite dernière photo, spéciale pour Mitt. Même si je sais que sans y être allée elle est déjà amoureuse de la ville entière...

Bon, finalement j'en parlé autant que pour les autres villes :P

Album photo complet

Prague

B.O.

Agrémentons un peu la lecture avec un truc auquel on peut difficilement échapper là-bas…

Smetana - The Moldau
Sinon pour Prague, Dvorák ça marche très bien aussi, et en plus c’est mieux.

5 jours à Prague pour commencer. J’aurais pu difficilement faire mieux. Arrivé le soir et ayant un peu cafouillé pour trouver l’auberge de jeunesse, j’ai remis la découverte de la ville au lendemain matin. À 9 heures, c’était parti pour une première balade, et une tombée sous le charme quasi instantanée. Evidemment, car il faudrait être bien difficile pour ne pas aimer cette ville. Bien trop de belles choses à décrire, trop de variété pour en faire un résumé digne de ce nom. D’un côté de la Vltava/Moldau, les immeubles Art nouveau, notamment dans le quartier juif, font lever la tête, mêlant leurs extravagances aux survivances d’autres styles. Autour de l’énorme et impressionnante place centrale, vers laquelle les pas semblent toujours mener, certaines rues ont gardé une organisation quasi-médiévale, un peu labyrinthique, qui cache tout un tas de petites places et cours intérieures. Sur l’autre rive, à Malá Strana, le baroque règne en maître. Les toîts de tuiles, desquels émergent quantité de clochers, tapissent la colline qui monte jusqu’au chateau et à l’imposante cathédrale… Hum, ça doit vraiment être lourd d’écrire des guides touristiques !

Bon bref, donc, Prague, c’est superbe. Tout à fait à la hauteur de sa réputation d’une des plus belles villes d’Europe. La conséquence, c’est que c’est littéralement submergé de touristes. Prague en elle-même est relativement grande, mais les “curiosités” sont concentrées, comme dans la plupart des villes, dans un secteur historique. Le nombre de visiteurs y est tellement important que sur les parties les plus fréquentées on a cette impression un peu gênante de ville musée, où personne ne semble réellement vivre. Et puis qui dit touristes dit aussi pièges à touristes, sollicitations en tout genre, etc. C’est là que j’ai découvert un des intérêts principaux de voyager seul : suffit de troquer un sac à dos trop révélateur contre un sac en bandoulière, et t’as presque l’air d’un local ;)

Ceci dit, le touriste moyen a un avantage certain : il est prévisible, et donc évitable. Alors bien sûr, il faut faire les trucs “obligés”, qui le sont rarement pour rien. Mais, même sans quitter les coins les plus jolis, on s’éloigne avec une facilité déconcertante du flux principal, et ça serait bête de ne pas en profiter. Rien que pour respirer, et s’imprégner enfin d’une vraie ambiance du lieu, nonchalante  et romantique. Personnellement, j’ai eu plus de plaisir à flâner au hasard des rues ou des parcs, notamment du côté de Malá Strana, ou à m’échapper dans le sud de la ville jusqu’au petit cimetierre de Vysherad (où sont enterrés plein de gens célèbres, et où les cloches de l’église sonnent le thème de la Moldau. Je vous ai dit qu’on pouvait pas y échapper…) qu’à visiter les sites les plus réputés. Parmi ceux-ci, plein d’églises et de palais bien sûr, mais aussi l’hotel de ville et son horloge astronomique qui valent vraiment le détour, et le vieux cimetierre juif avec ses tombes superposées, qui doit vraiment prendre toute sa mesure à la tombée de la nuit.

Bien entendu je me suis aussi fait un petit festival d’Art nouveau, avec traque des bâtiments les plus classes, visite de la maison municipale avec une salle excellente entièrement décorée par Mucha, et visite du musée un peu foutage de gueule consacré à ce dernier. Mais bon, au moins maintenant je sais de source sûre que ça se prononce [Mouka].

Pour finir, une mention spéciale pour l’auberge de jeunesse dans laquelle j’étais, sur un conseil très avisé. C’est l’Hostel Elf, et je ne peux que vous le recommander à mon tour si vous prévoyez d’aller faire un tour là-bas un jour. Il a largement contribué au plaisir que j’ai eu à passer 5 jours dans cette ville. Un peu excentré, situé juste sous une voie de chemin de fer (et du Comic Sans MS partout :P), il fait un peu peur au début, mais toutes ces craintes s’envolent très très vite. J’ai rarement vu un endroit aussi convivial et propice à rencontrer des gens, et d’ailleurs c’est là que j’ai fait les rencontres les plus nombreuses et les plus sympas de mon voyage. Notamment, sur les deux derniers jours, une Allemande avec qui j’ai passé deux si bonnes soirées à boire et discuter que j’en ai oublié d’aller faire des photos de la ville de nuit :P . Tant pis, faudra que j’y retourne !

Bonus rigolo : la moitié des feux pour piéton à Prague durent à peine 5 secondes. À croire que les mémés tchèques sont toutes d’anciennes sprinteuses… ou sont déjà toutes mortes.

Album photo complet

Du beau sur les murs

Klimt, The Music

Mucha, The Moon

Voilà deux belles choses que je viens de m'offrir, dans un accès de caprice égoïste. Des repros encadrées de deux tableaux que j'adore : la Musique, de Klimt, et la Lune, de Mucha. Ca claque bien sur mes murs :) Même si ça n'avait rien à y faire à l'origine...

Je change d'appartement dans un mois et demi, et sans trop savoir pourquoi, je suis tout excité à l'idée de faire la déco, de m'arranger un espace de vie dans lequel je me sente bien. Pas que je me sente mal pour l'instant, du tout. C'est une espèce d'impulsion inexplicable qui me fait changer, mais je suis assez rassuré de voir que la motivation du début est encore là, malgré les galères passées et à venir que représente toujours un déménagement. Pour la déco, j'avais ces deux tableaux en tête depuis longtemps. Une réduc sur le site web (AllPosters.fr, impeccable) m'a décidé à les acheter avant le moment prévu. Je m'étais dit que je les laisserais dans les cartons en attendant d'être dans mon nouveau chez moi. Mais bien sûr, j'ai craqué :P

Comme dirait un de mes t-shirts offert par deux amis qui me connaissent bien, "I can resist everything except temptation" (enfin, c'est pas vraiment le t-shirt qui le dit, c'est plutôt Oscar Wilde).

Der Eiffelturm

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Voici un "petit" cadeau que j'ai fait pour le départ de Kristine, une amie allemande qui a passé 2 mois de stage vacances à Paris, et qui repart demain à Hanovre. Elle avait vu chez moi la reproduction du premier dessin que j'avais fait dans le style, il y a à peu près un an, et avait paru l'apprécier, alors ça m'a semblé une idée sympa de lui en faire un aussi.

Voilà donc pour elle un Paris pour touristes Belle Époque. Une entrée de métro Guimard, une fontaine Wallace, la Tour Eiffel... D'ailleurs, je dois préciser que la Tour Eiffel version sapin de Noël est là dans un esprit de dérision, Kristine ayant pris cette "féerie nocturne" assez vite en grippe en raillant le soit-disant "bon-goût" français :p

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De mon côté, et ce malgré le speed qu'a été la réalisation de ce dessin, j'ai essayé de me concentrer sur les erreurs que j'avais faites la première fois, notamment sur les couleurs. Mucha dont je prétends pomper le style faisait plutôt dans les tons pastels ou peu contrastés. Les couleurs un peu trop flashy du premier (accentuées par le scan jamais retravaillé), le ciel complètement loupé et violent, les traits trop sombres... bref, je voulais tenter d'améliorer tout ça. C'est pourquoi ici les traits sont plus marrons que noirs, et les couleurs plus diluées et moins en opposition. Par contre, pour le ciel, c'est toujours pas ça :/ La teinte est sympa, mais j'ai encore fait le gros manchot pour l'appliquer... La prochaine fois, pas d'étoiles ni de bordure compliquée, comme ça je pourrai faire tout le remplissage d'un coup avec un gros pinceau, na ! [/me se tape le front en se souvenant soudainement qu'il avait de la gomme à réserve qui trainait dans un tiroir...].

Bon, et sinon, même si je préfère le côté dynamique du précédent, je trouve la composition de celui-ci plus équilibrée, l'espace mieux utilisé. Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ?

"A magic that a name would stain"

C'est une phrase d'une chanson de Dark Tranquillity. Toute bête peut-être, sortie de son contexte nébuleux... mais elle m'a toujours évoqué des choses extrêmement fortes. C'est une belle façon de décrire sans vraiment le faire une expérience trop pure ou trop complexe pour y attacher la lourdeur des mots.

Vous savez... un moment, une rencontre, une époque de la vie... Un ensemble de sentiments qui, pour une raison souvent inconnue, se sont imposés à nous, et nous ont fait toucher quelque chose de "magique", de supérieur, d'exaltant, qui nous marquera à jamais. On crève d'envie de partager ça avec ses amis, de leur expliquer cette magie. Mais ce n'est pas possible... C'est une expérience trop personnelle, on ne peut s'en remettre qu'à leur empathie et leur confiance. Car les mots n'existent simplement pas.

C'est une de ces expériences qui m'a fait commencer ça :


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