Cthulhu stagne !
mercredi 15 décembre 2004 à 16:57 | Délires
Dans la série "Pétage de câble"
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mercredi 15 décembre 2004 à 16:57 | Délires
Dans la série "Pétage de câble"
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vendredi 10 décembre 2004 à 16:40 | Jeux de rôle
Vu sur Slashdot (une fois de plus
). Un nouveau jeu de rôle "papier" : The Shadow of Yesterday, disponible gratuitement et en open-source (licence Creative Commons). Ca a l'air assez sympa, mais l'originalité vient aussi du fait que tout le cycle d'écriture et de publication a été réalisé avec des logiciels libres : Vim (!), the GIMP, OpenOffice.org, DocUtils et Scribus (que je compte utiliser un jour pour rédiger des aides de jeu... quand j'aurai le temps
).
Rappelons que le fait de distribuer gratuitement un jeu de rôle n'est pas vraiment nouveau, le phénomène ayant pris encore plus d'ampleur depuis l'avènement du Web, avec de multiples productions d'amateurs aux thèmes (et niveaux de qualité) très variés. Toutefois, une réelle innovation a été l'application directe des principes de la GPL aux jeux de rôles, avec la création de l'OGL (Open Gaming License). Mise en place par Wizards of the Coast (WotC), elle a fait partie intégrante de sa magistrale stratégie commerciale depuis la reprise (trop ?) réussie de la gamme Donjons et Dragons. En libérant les "sources" de DD3 et du système D20, WotC a permis à de nombreux petits éditeurs indépendants d'alimenter le marché du JdR avec une variété d'extensions encore jamais atteinte, ce qui a été finalement hautement bénéfique à tous les acteurs du marché (WotC, éditeurs et joueurs). La preuve que le libre au sens général n'a vraiment rien d'incompatible avec la notion de profit, pour peu qu'on apporte réellement une plus value au consommateur. Une leçon pour le monde du logiciel propriétaire ?... (attention : zone de lancer de troll
)
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mardi 7 décembre 2004 à 17:41 | Geekiness
Une petite image que je trouve quelque peu désolante...
Il s'agit d'une capture d'écran du Top 10 des projets téléchargés sur SourceForge. Ca date du 3 décembre dernier, mais à part des incursions occasionnelles de quelques logiciels relativement connus (type Gaim ou FileZilla), ce classement est grosso modo inchangé depuis plusieurs mois.
"Hé bien ?" me direz-vous. Ce qui m'interpelle dans cette liste, ce sont les projets qui la composent : 6 des 10 (dont les 5 premiers !), sont des projets (protocoles ou clients) liés au P2P 1 ! Ce que nous voyons là, c'est un indicateur de ce qui intéresse actuellement les internautes... Et qu'on ne vienne pas me dire que tous ces logiciels sont utilisés pour télécharger des distributions Linux
, ça serait tout de même faire preuve d'une mauvaise foi un peu excessive. Surtout si on examine les autres projets du Top 10 :
Bref, on a là la parfaite panoplie du pirate. Seul TightVNC m'apparait comme un projet "non illégalement connoté". Mais peut-être ne connais-je pas toutes ses utilisations potentielles...
Attention. Je ne remets pas en cause la qualité intrinsèque des projets cités. Bien au contraire, j'en ai déjà utilisé la plupart, et je reconnais que dans leur domaine ce sont des logiciels libres de très bonne facture, qui valent souvent bien mieux que nombre de leurs équivalents commerciaux. De même, je ne prétends pas que tout le monde fait une utilisation illégale ET massive de ces logiciels. ni ne cautionne l'attitude méprisante des maisons de disque et autres majors du cinéma, qui dans un sens recueillent ce qu'elles méritent.
N'empèche que je trouve un peu dommage et même préjudiciable de trouver une telle liste sur le principal site web de développement de logiciels libres. Une liste qui ne reflète absolument pas l'énorme diversité des projets disponibles sur SourceForge, ni les volontés honnêtes de la grande majorité de la communauté open-source. Une liste qui fournit aux détracteurs de celle-ci des arguments tout faits pour des amalgames rapides et biaisés, du type "hacker (au sens développeur)"="hacker (au sens pirate)" ou "logiciel libre"="logiciel illégal".
1 : Remarquons au passage que BitTorrent a clairement le vent en poupe, avec 3 projets, contre 1 respectivement pour les protocoles eDonkey (eMule), DirectConnect (DC++) et Kazaa (Shareazaa). C'est amplement mérité, car c'est quand même celui qui tire le mieux partie de l'architecture peer-to-peer, et le seul à avoir réellement gagné une légitimité pour la distribution légale de gros fichiers.
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