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Nimwendil's Blog

Pauvre monde...

et pauvre gosse !

Petit cours d'IHM : mauvaises Notes pour Lotus

Pendant mes études d'info, j'aimais bien les modules d'IHM. En plus d'être des cours relativement pépères et nettement plus ludiques que la moyenne, ils avaient le mérite de forcer le programmeur bourrin à réfléchir au moins un peu sur des problèmes concrets avant de "pisser du code". Vu le côté grand gamin du geek de base, l'obtention d'un logiciel qui a de la gueule est un objectif sûrement plus motivant que la lisibilité ou la modularité d'un programme.

Un truc récurrent et plutôt efficace de ces cours était le concours de la pire interface. Tout le monde devait citer, preuves à l'appui, un logiciel violant sans vergogne les règles les plus élémentaires de conception d'une bonne GUI. Quelques candidats célèbres : UltraEdit, ACDSee, Konqueror, Easy CD Creator, Nero, The Gimp (non ce n'est pas un troll !), Notepad, Media Player, et bien entendu Office.

Mais tout cela n'était rien... Non, car je viens de trouver tardivement le winner absolu toutes catégories !

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"Oh, what sad times are these when passing ruffians can 'NI' at will to old ladies."

[Désolé pour le titre ;-) ]

Vu dans le n°51 de Backstab, une critique d'une petite demie-page sur Nephilim : Initiation (NI), dont la sortie est imminente. Le jeu a obtenu la bonne note de 4 sur 5, le chroniqueur ayant visiblement apprécié la démarche de simplification de l'univers Nephilim. Ca tombe bien, c'était le but !

Enfin voilà, une critique sympathique, même si un peu superficielle (comme ce magazine en général), et malgré la mention erronée des HdB à la place d'UbIK dans la case éditeur. Une petite citation qui fait plaisir en passant : :-)

Applaudissements nourris pour les Héritiers de Babel qui font du travail pas si amateur que ça. Nephilim : Initiation est un moyen idéal pour découvrir en douceur l'univers de la Révélation.

Cyril Pasteau, dans Backstab n°51

 

À noter au passage qu'il s'agissait du dernier numéro de Backstab, qui va laisser la place à un petit nouveau : Fantasy.rpg, dont je n'ai pas encore trop saisi les subtilités de la ligne éditoriale.

"C'est pour ton blasphème !" (Dr. Jones à son fils)

Ça y est, j'ai fini The Da Vinci Code, alors j'y reviens rapidement (dernière fois, après promis j'arrête !).

Ben je dois reconnaître que c'était assez sympa, malgré la grosse dose de septicisme dont je m'étais munie. Non que je n'aie rien à reprocher au livre. À part le style pas terrible que j'ai déjà mentionné, les personnages sont d'une platitude frisant les meilleures interprétations de Ben Affleck, on sent venir beaucoup d'évènements à trois kilomètres et je trouve la fin particulièrement ratée. Mais en dehors de ça, on passe globalement un bon moment, et il n'est pas difficile de comprendre le succès du livre. Un rythme effréné, des stéréotypes faciles d'accès, un aspect ludique de chasse au trésor et une thèse de conspiration "qui parle", gravitant autour d'un des rares artistes vraiment universellement connus. "The Piranese Code" ou "The Fra Angelico Code" auraient probablement eu moins de succès !

Si on creuse un peu, l'auteur n'a pas inventé grand chose, mais justement son talent a été de piocher et de connecter de façon relativement plausible des thèses reconnues et des faits avérés. On est forcé de reconnaître le travail documentaire sous-jacent et l'intérêt du livre est largement accru grâce à son côté démystificateur. Dommage que ces passages soient trop lourdement introduits (style "la culture, c'est comme la confiture...") et qu'ils soient contrebalancés par les constants pipotages sur le même ton didactique, qui transforment le tout en une véritable macédoine mystique, couverte par le dérangeant "Tout est vrai..." qui sert de prélude au roman. C'est sûr que les auteurs et éditeurs des Da Vinci Code décrypté & Cie doivent s'en frotter les mains...

 

Pendant qu'on y est, un petit mot sur cette publicité qui vient d'être interdite en France après plainte des autorités religieuses :

Publicité pour Marithé et François Girbaud

Il s'agit d'une pub pour Marithé et François Girbaud, marque de prêt-à-porter (connaissais pas, comme quoi ça marche), qui détourne la Cène de Léonard en remplaçant JC et les apôtres par des femmes, et la présumée Marie Madeleine par un homme au dos nu. Le Da Vinci Code a décidément fait des émules ! Faut dire, vu la taille de son lectorat, c'était clair qu'il y aurait de la récupération.

Esthétiquement, j'aime beaucoup cette affiche. L'attitude égarée de "la Jésus", le dynamisme de la compositionn, et même les membres sous- et surnuméraires qui rappellent ce détail de la Cène originale. Je suis pas dupe, malgré le caractère créatif ça reste une pub, donc destinée à faire vendre, et l'aspect provocateur (très réduit tout de même) était probablement mûrement réfléchi. N'empêche, drôle de pays où on se donne bonne conscience en louant la laïcité des institutions, et où on rend des jugements de censure pareils sous pression de groupes religieux. Et dire qu'on continue à vendre des voitures en vantant leur caractère sportif ou en dégradant l'image de la femme.

 

À ce propos, j'ai vu ce week-end la nouvelle campagne d'affiches de Dove. On y voit diverses femmes volontairement éloignées du modèle de la bimbo habituelle (une âgée, une "ronde", une "plate", etc.), mais chacune d'elle affiche un sourire rayonnant et véhicule incontestablement une certaine idée de la beauté. C'est d'ailleurs l'ambition de cette campagne, redéfinir la notion de beauté, indépendamment des canons irréalistes présentés habituellement par les médias. Une démarche courageuse et louable. Mais à mon avis Laetitia Casta et consoeurs n'ont pas encore de souci à se faire...

Shakespeare in Love

Comme ce titre ne l'indique pas, quelques remarques sur le jeu vidéo Lionheart (oui je sais c'est vieux...).

Attention, même si à mon avis il n'y a plus grand monde qui va y jouer, cet article est spoiler intensive !

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