Ca y est, j'ai été à mon premier Paris Carnet hier soir. Départ du boulot à Caen vers 17h, puis train+métro pour arriver vers 20h à la Passerelle. Et découvrir qu'il y avait déjà un sacré paquet de monde. Grosse poussée d'angoisse soudaine, mais vite balayée par l'accueil chaleureux de Mel'o'dye ("daille"), Thomas et Miss Lulu. Si les deux premiers connaissaient déjà mon blog, je suis sans aucun doute un de ces "Machin Bidule" dont la troisième parle chez elle :-)

Bon, je crois que je suis un peu trop feignant pour raconter les conditions de ma rencontre avec chacun-e et surtout trouver à chaque fois un adjectif élogieux pour le/la qualifier. Je n'ose même pas commencer à lister ceux avec qui j'ai discuté, de peur d'en oublier... Et pourtant je n'ai pas parlé avec tant de monde que ça comparé aux forces en présence. "Trop nombreux" ont dit certains. Mais comme je n'ai pas connu autre chose...

Quelques surprises personnelles sont venues ponctuer la soirée. Découvrir que j'avais fait rire quelqu'un avec mon vieux billet de geek (de "jeek" ?) sur Lotus Notes n'était pas la moindre ! Et bien sûr, l'incrédulité et la honte quand quelqu'un m'annonce qu'il connaît mon blog et que je ne peux pas encore lui renvoyer la politesse. Mais je vous rassure, ce n'est pas arrivé souvent. En tout cas nettement moins que l'inverse ;-)

C'était en tout cas un très bon moment. Pas dénué de la petite touche de superficialité propre à toutes ces réunions provoquées, mais ça c'était pour l'obligatoire note cynique (et c'est sûrement dû à mes "barrières"). Et parfois une impression fugitive de mélancolie générale, comme si les blogueurs étaient des gens en fait très seuls. Mais c'est sûrement dû à mon "alcool triste" et à ma propension à toujours chercher le pire. Les gens étaient souriants, visiblement heureux d'être là, toujours passionnés, souvent passionnants. Un bel "échantillon" de blogueurs. Je reviendrai je pense.

 

Un peu moins positif, en revanche, mon état d'esprit sur le chemin du retour. Retour à pied du 11e au 6e dans lequel je squattais (merci AS !), accompagné sur une bonne moitié par Mel'o'Dye et Sok, abandonnés à l'Hôtel de Ville.

Douleur de remonter seul le Boulevard Saint Michel et les grilles du Luxembourg, où ton souvenir vivace reste empêtré... Comme dans mes moindres pensées...

L'illusion d'un reste de vie que je pourrais conserver à Rouen est revenue me hanter, et j'avoue que maintenant je ne sais plus où j'en suis. Il est aisé de clamer à la face du monde "Dans 3 mois je vais à Paris !" quand on est tranquillement assis dans les 95 m² de son appartement provincial et que cette décision n'a encore aucune consistance. Plus dur par contre de s'y voir seul avec encore tout à faire et de voir se rapprocher l'échéance...

Est-ce vraiment ce que je veux ?...