De Monet aux pixels, cathédrale de Rouen

Hier soir, pour me vider un peu la tête, je suis allé voir le spectacle De Monet aux pixels, sur la façade de la superbe cathédrale de Rouen. Je ne sais pas trop dans quelle mesure cet évènement a été médiatisé à l'échelle nationale, alors pour ceux qui n'en ont pas entendu parler, voilà le lien sur le site de la ville.

C'est la deuxième année que ce spectacle a lieu, et j'en ai déjà bien profité l'an passé. Mais c'est pas une raison pour se priver de quelques minutes d'émerveillement. Je pourrais m'étendre en descriptions, détailler chaque "toile". Comment les saints anonymes semblent parfois se recroqueviller dans leurs refuges de pierres, pour ressurgir soudainement avec l'apparition du tableau suivant. Comment une symphonie de couleurs et de reliefs peut succéder à une puissante décomposition monochromatique. Comment il est étrange et à la fois bon de voir ces gens de tous âges et de tous milieux lever le nez à l'unisson (mode misanthrope off, faut en profiter ça va pas durer).

De Monet aux pixels, cathédrale de Rouen

Mais ces descriptions ne serviraient pas à grand chose. C'est un spectacle à voir, tout simplement. Une raison de plus de venir visiter cette ville superbe. Et dire que moi, comme un con, je décide de me casser :-/ . À Paris en plus, avec sa cathédrale mastoc et disgracieuse !

Meuh non les Parisiens, j'exagère ! C'est une simple "querelle de clocher" :-) .

 

En tout cas, un très bon moment hier soir, même si encore un peu douloureux...

Car contempler dans la nuit cette belle dame, l'autre amour de ma vie, vêtue de dentelles colorées, c'est un peu te voir telle que je ne te verrai plus jamais... Encore trop de souvenirs en lambeaux restent pris dans cette chevelure de pinacles... Nous deux sur ce même parvis, main dans la main...

Et pourtant, ça va nettement mieux. La discussion qui a précédé ce petit moment d'extase mystique m'a fait un bien fou. Merci K. Peut-être qu'à force de se faire répéter les choses, on finit par les comprendre. À défaut de les accepter complètement.

C'est peut-être juste la crête de la vague, et de toute façon il reste plusieurs étapes potentiellement traumatisantes à franchir. Mais pour l'instant je suis étrangement apaisé, et ça fait du bien.