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Nimwendil's Blog

C'est une banane dans ta poche ou tu es juste content de me voir ?

Une fois de plus, je viens de me prendre un méchant, mais très méchant coup de vieux...

Allez, sans rancune, et bon anniversaire au singe à trois têtes !

 

C'est également la bonne occasion pour mettre un petit lien vers ScummVM.

Tu me manques...

C'était notre chatte...

... horriblement plus que ce que j'imaginais.

Le Cycle des Épées

Il y a quelques jours, en traînant dans une quelconque grande surface de la culture, mes yeux sont tombés sur quelque chose qui m'a fait grand plaisir : une toute nouvelle édition du Cycle des Épées, de Fritz Leiber. Tout du moins, il y avait le premier, Épées et Démons, mais je suppose que les six autres ne tarderont pas à suivre.

Historiquement, cette série a été publiée en France par le mastodonte Pocket SF, mais ça faisait bien dix ans qu'ils l'avaient retirée de leur catalogue. Probablement après avoir échoué à la sortir de la méconnaissance injuste dans laquelle elle réside toujours.

Injuste, car cette série, qui débuta dans les années 1930, n'est ni plus ni moins qu'une oeuvre majeure des origines de ce qu'on appelle de nos jours la Fantasy. D'après moi, elle a contribué à en définir les codes et les archétypes tout autant que Le Seigneur des Anneaux de Tolkien ou que le Conan de Howard.

Même si on met de côté cet aspect fondateur et qu'on ne s'intéresse qu'à ses qualités intrinsèques, cette série est un vrai bonheur à lire. Composée uniquement de nouvelles, elle met en scène les aventures trépidantes de deux anti-héros inséparables : Fahfrd le barbare nordique et celui qu'on appelle le Souricier Gris, espèce de "rat des villes" roublard. Les deux hommes parcourent ensemble le monde sauvage de Nehwon ou arpentent les ruelles sombres de la cité de Lankhmar, tombent sous le charme de sorcières peu recommandables, font le jeu de diverses divinités, et bien entendu combattent monstres, guildes de voleur, sectes fanatiques et sorciers mégalomanes.

Oui, ça a l'air un peu tarte comme ça (si si, je devine ce que vous pensez ;-) ). Mais il ne faut surtout pas s'arrêter à la première impression. C'est juste que ces concepts ont été tellement rebattus depuis, qu'ils en paraissent caricaturaux. À côté de ça, cette oeuvre regorge d'inventivité. Car sous cette apparente superficialité se cache une grande variété d'ambiances, de profondeurs et de sensibilité.

Friz Leiber joue avec la forme narrative de la nouvelle et en profite pour expérimenter tout un éventail de niveaux et de styles d'écriture. Ainsi, on peut passer d'une aventure mystérieuse, relevant presque du récit policier, à la nouvelle quasi-érotique, comme on peut aller d'un récit léger, baignant dans l'insouciance et l'humour des deux protagonistes, à une ambiance glauque et réellement morbide, de la noirceur d'un Lovecraft, où les héros sont confrontés à leur peurs les plus intimes. Comme on peut trouver tout cela au sein d'une même nouvelle. Le tout a un accent étonnemment moderne pour l'âge de l'oeuvre, avec un style réellement fluide et agréable à lire.

Bref, une série que j'adore (même si j'en n'ai que 5 sur les 7, des vieux Pocket dénichés de haute lutte dans des foires-à-tout ou chez des bouquinistes), et sur laquelle j'aime revenir de temps en temps entre deux lectures plus conséquentes. C'est une très bonne nouvelle que ce soit Bragelonne, jeune maison montante et dynamique du paysage éditorial, qui reprenne cette grande oeuvre. J'espère que ça contribuera à lui donner enfin l'éclairage qu'elle mérite.

La pub Banque Populaire

Pub Banque Populaire_1

Vous la connaissez tous, cette pub télé pour Banque Populaire. "Moi... Maman... Papa... les gens... l'école... les filles...", etc. Ils l'ont récemment ressortie, mais elle doit bien avoir un an maintenant. Je me rappelle qu'ils en parlaient quand j'avais l'insigne honneur de travailler chez Banque Pop'. Mais à l'époque, je n'avais pas besoin de regarder la télé pour combler mon ennui. Alors elle était passée relativement inaperçue. Et puis elle n'avait pas la même "saveur" que maintenant.

Je ne suis pas versé dans l'art du marketing, mais à mon avis c'est une bonne publicité. Elle parle à tout le monde. Elle "fait vrai". La musique est sympa, et depuis la pub du radeau est déjà associée à la marque. "La fille" au sourire angélique est émoustillante juste ce qu'il faut dans sa petite culotte. Bref, je crois qu'on peut dire que c'est un "beau" spot. C'est même carrément un chef d'oeuvre à côté d'autres campagnes de banques...

Et pourtant, elle me donne le cafard.

Pub Banque Populaire_2

Parce que, dans cette vision simple et béate de la vie, dans ces quelques étapes gravées dans le marbre et à la succession immuable, je ne vois qu'une espèce de modèle implicite. Un beau moule dans lequel ma vie ne rentre déjà plus1. Un étalon moqueur qui me renvoie à mes propres échecs. À mes actes manqués. À mes projets avortés. À mes futurs en friche...

Alors, dès que j'aperçois la jolie frimousse du bébé qui gazouille sur les premières notes de Stevie Wonder, je zappe...

Plus que tout, je crois que je ne supporte pas l'idée qu'une bête pub me mette les larmes aux yeux.

"Paris est un village"

Une version locale du lieu commun "le monde est petit". C'est ce que m'avait dit Thomas, devant mon air tout ahuri de le croiser à Saint-Lazare. Ça me paraît toujours dingue que dans cette énorme masse perpétuellement grouillante qu'on appelle Paris, on puisse réussir à croiser régulièrement des gens qu'on connaît !

Pourtant, j'en ai eu une nouvelle démonstration hier. La soirée fut marquée par ma rencontre IRL avec une de mes fans préférées (y'en a tellement :-P !), la ravissante Candy Froggie et son mari Martin, que j'imaginais assez bien amateur de Philip K. Dick. Jusqu'ici, pas de coïncidence. Simplement une super idée de Candy qui, sachant que nous étions nouveaux voisins, avait proposé un chtit apéro pas prise de tête pour faire connaissance. Là où les doigts malicieux du hasard ont mis leur grain de sel, c'est en faisant en sorte que ce Martin soit le même que celui qui m'avait fait passer un entretien d'embauche deux mois auparavant 8-) ! Je vais finir par y croire que Paris c'est tout petit...

Après ce début surréaliste en "Mais... mais... On se connaît déjà, non ?" ;-), ce fut un moment vraiment excellent. Une super façon de finir ma première semaine de parisien ! À grands coups de bière (pas pour tout le monde ;-) ), d'anecdotes bloguesques, de rêveries bretonnantes, de récits épiques de GN et de souvenirs de concerts de metal plus ou moins gore, on s'est découvert ou confirmé plein de points communs. C'était cool ("kewl" comme dirait Candy ;-) ) et j'espère qu'on se reverra souvent, après l'heureux évènement !

Et voilà, deux autres blogueurs viennent pour moi de se transformer en "vrais gens", et y'a pas à dire, c'est encore mieux !