
"Je sais tes œuvres, et que tu n’es ni froid, ni chaud, si seulement tu étais froid ou chaud ! Parce qu’ainsi tu es tiède et ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche."
Citer l'Apocalypse ça fait toujours classieux, non ?... Même quand c'est collé vaguement a posteriori sur un dessin qui a eu trois mois pour perdre le gros de son sens en pourissant sur mon bureau, à moitié entâmé... En tout cas, je suis vraiment content de m'y être remis ces jours-ci, et de l'avoir enfin fini, car je ne pouvais plus le voir. Et le résultat final est nettement moins pire que ce que je pensais, alors c'est cool.
Bon, je ne vais tout de même pas résister au désir habituel d'autoflagellation, mais ce soir ce sera expédié, malgré tout ce qu'il y aurait à dire. Alors, en vrac, pleins de "argh !" pour la composition fouillis, la mauvaise gestion de la profondeur, les ombres inexistantes, le Chateaubriand d'opérette, la symbolique dégoulinante, les semi-hachures inélégantes incrustées dans le papier par mon toucher de crayon sans mesure, etc., etc. Voilà, je pourrais développer des heures, mais vous trouverez bien d'autres choses à dire. Moi faut que je me couche pour rattraper la nuit d'hier où j'ai fait le pire cauchemar de ma vie, ou en tout cas pas loin. Brrrrr. Et c'est pas le peu que j'ai bu au Paris Carnet qui m'a fait cet effet-là (ni les gens que j'y ai croisés, pour la plupart ils n'avaient vraiment rien de cauchemardesques :-))