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Nimwendil's Blog

Pause

Ca ne va pas. Les muses ne me parlent plus... J'arrête de m'imposer la contrainte du blog pour quelques temps. Pour l'instant, j'ai surtout besoin de me concentrer sur autre chose. Mais je compte bien revenir. Merci aux quelques-uns qui me lisent, et à bientôt.

Babel

Hier soir, j'étais chez Kerlu, qui habite dans le Quartier Latin, pas très loin du Luxembourg. Il y avait aussi Emi, sa copine grecque (ils se sont rencontrés en Finlande) qui, après un petit week-end au Portugal, est venue passer quelques jours à Paris et à Londres. Après avoir écouté un peu de bonne musique suédoise et norvégienne en mangeant des crêpes bretonnes arrosées de bière belge, on a voulu regarder un film québecois. Le Violon Rouge. Connu pour ses dialogues alternativement en anglais, en italien, en allemand, en français et en chinois. Ah, et célèbre aussi pour sa belle BO, écrite par un compositeur américain et interprétée par un orchestre anglais sous la direction d'un chef finlandais.

Bon. Là où ça se corse, c'est que c'était le DVD grec. Avec soit la VGVO brute, soit la VO + sous-titres helléniques. Qu'à cela ne tienne ! Confiant dans les capacités de son OS libre et cosmopolite, Kerlu avait pris soin de récupérer auparavant des sous-titres anglais (probablement sur un obscur site russe). Malheureusement, il y avait un gros problème de décalage entre l'image et le texte, que même l'excellent logiciel hongrois que nous utilisions n'a pas pu résoudre. Résultat, au moins pour la partie chinoise, nous nous sommes rabattus sur les sous-titres grecs, traduits en temps réel en anglais par Emi...

Et malgré tout ça, j'ai trouvé que c'était un excellent film ! Je suis juste dégoûté de pas avoir pu voir la fin :( ... Dans le métro, assis en face de deux Japonaises, j'ai terminé un roman ukrainien. Et en rentrant chez moi sur des airs de musique autrichienne, je me suis dit qu'il faudrait que je trouve le DVD de ce film... en français si possible ;)

Rajeunir

Petite rétrospective. Il y a un an et trois jours, j'écrivais à l'occasion de mon quart de siècle un billet dépressif, du ton outrageusement larmoyant et mal dégrossi qui me venait tout seul à cette époque-là. Ce style encore plus bancal que d'habitude était le reflet de mon mal-être du moment. Je venais de sortir brutalement de ma vision idyllique et simpliste de la vie, de découvrir sans savoir encore les apprécier les contrastes violents et ordinaires qui la composent, de lâcher mon premier boulot et de venir m'installer à Paris, poussé par une force personnelle insoupçonnée et donc non maîtrisée. Et bien que ceci soit finalement éminemment positif, à l'époque j'étais surtout désorienté. Déjà ré-installé dans une nouvelle routine pas folichone (métro-boulot-dodo c'est pas des histoires), je passais une bonne partie de mon temps à me poser beaucoup de questions sur moi. Et les conclusions de cette introspection n'étaient pas fameuses. J'avais simplement l'impression d'être petit, vide et surtout, comme je le disais, vieux.

Une année après, pour tout un tas de raisons au milieu desquelles l'une rayonne plus fort, le contraste est saisissant. C'est simple, j'ai réellement l'impression d'avoir rajeuni, j'vous assure. Le coup de vieux, ça sera pas pour cette année ;)

Sinon, voilà un petit scan du cadeau super cool offert par Kerlu, conquis de haute lutte auprès du célébrissime Boulet :

La vengeance de l'écureuil

Mouais, ça ressemble à une basse vengeance de l'écureuil, ça, non ? ;)

Du danger d'être trop confiant

Fais chier ! Quelle période de merde !!

Même dans mes pires moments de déprime je me serais pas abonné à Meetic, et j'aurais encore moins commandé des vidéos pornos ou des doses mensuelles de pilules bleues et assimilés... Alors pourquoi y'avait ça sur mon relevé de compte quand je l'ai ouvert ce soir ?... Ah ça, il a bien dû se marrer, lui, le rebus de l'espèce humaine qui a fait ça en toute impunité pendant plusieurs semaines...

Même pas osé faire la somme :-/

Bring out your dead!

... I'm not dead!

Enfin presque. Si j'écris là, c'est juste que dans ma grande mansuétude je pense à mes fans qui me réclament. Si si, je vous assure, regardez les commentaires du post précédent ;-).

Alors oui, c'est un peu mort par ici. Presque un mois sans mise-à-jour. On pourrait croire que mon blog s'ajoute à l'hécatombe estivale de ceux qui n'ont plus donné signe de vie depuis un moment, et qui se sont endormis d'un sommeil qui pour certains s'annonce éternel. Mais non. Enfin je pense pas. Et puis même, faut pas s'affoler pour si peu. Mon blog n'est pas encore mort, mais même dans ce cas, ça serait pas très grave, hum ? D'un point de vue personnel, ça fait un bout de temps maintenant qu'il a rempli son "office". Et ceci, bien au-delà de toutes mes espérances. Infiniment plus. Et ça, c'est quelque chose qui restera, blog ou pas.

Mais pour l'instant, l'heure de l'oraison funèbre n'a pas encore sonné. Le silence qui règne ici, c'est juste que ces derniers temps j'ai eu un boulot prenant qui avance moyen, des livres bien à lire, quelques minuscules soucis de santé, des gens à voir (dont certains malheureusement avec "date de péremption") et globalement la tête ailleurs, à vagabonder infructueusement aux frontières de ce que je suis et pourrais être, pour qui, pour quand, pour quoi. Ah ! et faut pas croire, aussi plein de choses cool à faire autres que raconter ma vie ici ou griffoner des pin-ups prépubères shootées à la chlorophyle (mais non, elle non plus elle est pas morte). En parlant de dessin, ça fait aussi plusieurs mois que j'esquisse et expérimente, en vue d'un projet ambitieux dans lequel je veux mettre le meilleur de moi, tout en saisissant exactement le bon mood pour m'y lancer. J'espère que j'arriverai au bout.

Bon ben voilà, vous voyez que je suis pas mort :) Ah oui, et en plus y'a le Paris Carnet ce soir... Hum, j'ai des trucs à donner à des gens, mais je sais pas trop si je serai en état. On verra bien.