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Nimwendil's Blog

Le Cavalier Hédoniste

Adieu Mornarran, feu Psiarkanyde. Adieu Faërandin le Sphynx, Glidell la Naïade, Faliel l'Ange, Suffraks le Selenim. Adieu intrigues occultes, mythes antédiluviens, combats épiques et transcendances magiques. Adieu à cette improbable galerie de personnages anachroniques et de situations aux échos familiers, érigée en scène d'une richesse inouïe, animée avec passion. Vous allez me manquer...

J'ai longtemps hésité à écrire ce billet, bien conscient qu'il n'intéresserait pas grand monde. Mais après tout, ça ne serait pas la première fois, n'est-ce pas ? Et puis, à l'instar d'autres personnes qui l'ont déjà joliment fait, et même avec ma maladresse habituelle, j'avais envie de dire merci, et de parler un peu de ces bons moments maintenant envolés.

Samedi dernier, d'un commun accord, un ultime clou a été planté à regret dans le cercueil d'une campagne de jeu de rôle. Une campagne Nephilim, commencée il y a plus de 2 ans. Des mois potentiels de jeu supplémentaire, résumés et conclus en une seule après-midi... Un gros sentiment de frustration, bien entendu, malgré la satisfaction de l'achèvement. Mais mieux valait cela que de se bercer d'illusions, de penser que nous pourrions faire avancer régulièrement cette campagne monumentale, maintenant que nous sommes écartelés entre Rouen et Paris.

Il fallait la finir. Elle le méritait.

Ne serait-ce que pour connaître la fin de cette histoire, comme on veut absolument connaître la fin d'un bon livre. Incarner une dernière fois ces personnages, qui avaient dépassé depuis longtemps le statut de simples feuilles couvertes de symboles ésotériques et tachées de cidre. Et pourtant, je ne suis vraiment pas le genre à perdre la tête pour un perso de jeu de rôle. Heureusement d'ailleurs, vu qu'une fois de plus j'ai battu haut-la-main le record du nombre de persos envoyés au casse-pipe ;-) (Mais la mort est un concept un peu spécial à Nephilim...)

Je ne suis pas non plus un joueur facile. Je le sais. Constamment râleur, griffonant sur ses feuilles au lieu d'écouter, oublieux des règles et des séances précédentes, inapte à faire du bon roleplay, casseur d'ambiances car incapable de résister à l'envie de sortir un "bon" mot au pire moment... Je donne l'impression de ne jamais m'amuser, mais c'est faux, terriblement faux. Alors merci à mes compagnons de jeu, et surtout à notre meneur, pour ne pas m'en avoir tenu rigueur. Claude, tu sais bien ce que j'en pense, mais merci aussi pour ce travail, cet investissement, cet enthousiasme. Réussir à créer chez des joueurs un attachement si fort pour un univers aussi complexe, c'est une prouesse. Ton talent as eu raison de ses aspects indigestes et outrageusement "space", qui peuvent le faire tomber si facilement dans le grand-guignolesque hermétique. Merci pour ta patience, ton sens de la mesure et ton plaisir communicatif, qui ont su transformer ce jeu en vraie passion. Au point que je m'y investisse à un autre niveau.

Comment décrire ces ambiances si particulières, ces innombrables fous-rires, ces tensions, ces musiques que je ne pourrai plus jamais dissocier de nos aventures en Bretagne ? Parfois même de purs moments de grâce, où l'émotion, vraie, réelle, tangible, surgissait de notre seule imagination... Je suis peut-être un peu naïf. Je considère le jeu de rôle, quand il est bien fait, comme la forme de jeu la plus riche qui soit (alors que bon...). Cette campagne y est pour beaucoup. Et pourtant, il ne fallait pas chercher bien loin les ingrédients de cette alchimie réussie. Juste quelques amis qui se retrouvent le vendredi soir pour parler et s'amuser. Quelque chose de tellement universel.

Alors bien sûr, la fin de cette campagne ne change rien, rien du tout à cela. Il n'empêche. C'est comme la fin d'une époque. Une époque qui a recouvert à la fois la période la plus optimiste et la plus sombre de ma vie. Je ne peux pas m'empêcher d'y penser. Le Jeu, c'était une de nos passions partagées. Un de nos petits grains de folie. Une fuite. Un oubli. Et quelque temps l'un des ciments dérisoires d'une vie qui partait un peu en friche.

Peut-être jouerai-je encore. Un peu... Aujourd'hui, j'ai une immense lassitude. L'impression que je ne pourrai plus jamais apprécier ceci de la même manière.

Merci encore.

Jésus reviens

Ce midi, je suis tombé sur l'émission Arrêt sur Images, diffusée sur France 5. Comme d'habitude, l'émission est disponible gratuitement et intégralement en ligne pendant une semaine (format Real).

Dans les sujets traités, un retour sur le dernier Tout le monde en parle, où on revenait sur la grosse blague l'affaire du suaire de Turin. De nouvelles recherches effectuées sur le fameux linceul montreraient, d'une part, que l'empreinte qu'on y voit n'a pu être faite qu'à l'exposition à une énergie équivalant à celle d'une explosion atomique. D'autre part, le tissu renfermerait également des traces d'ADN "parfaitement conservé". À la lumière de ces résultats, l'écrivain Didier Van Cauwelaert (connais pas...) a exposé dans l'émission d'Ardisson une thèse qui m'a bien fait rire. En gros, ce serait l'Eglise, au courant de tout ça, qui aurait publié en 1988 la datation au Carbone 14 que tout le monde connait (14e siècle). Une datation qui aurait été volontairement falsifiée par les autorités religieuses, qui elles savent bien entendu qu'il s'agit de l'authentique. Le but : éviter les projets de clonage de Jésus.

Eh ben ! Visiblement, y'en a qui sont jaloux du succès de Dan Brown :-) . En tout cas, je me suis tout de suite dit que ça ferait un excellent scénario pour INS/MV. Tous les ingrédients sont là. C'est assez débile, tordu et loufoque pour faire l'affaire. Tiens, si j'avais le temps, je l'écrirais...

Cette fois-ci, c'est la bonne !

Oui, après moults reports et annonces prématurées, Nephilim:Initiation est enfin sorti et devrait d'ores et déjà trôner fièrement sur les présentoirs des boutiques de JdR ! Et je devrais recevoir incessamment sous peu mes 2 exemplaires gratuits. J'ai hâte !

Pour l'instant, je peux déjà patienter avec le numéro 32 de juin-juillet de Casus Belli qui, après Backstab en mars, fait la critique de "NI". Et ils ne plaisantent pas chez Casus, puisqu'ils y consacrent une bonne grosse double page bien dense, qui montre que cette sortie n'est pas un évènement mineur dans le monde du JdR :-) .

Nephilim:Initiation dans Casus Belli

Et là, fierté des fiertés, l'un de mes dessins qui figure dans le livre a été repris dans l'article, aux côtés de superbes illustrations de Matthias Haddad et Goulven Quentel. C'est celui qui se trouve en haut à gauche de la seconde page, une elfe kaballiste dont j'étais particulièrement content.

Yeepee , je suis dans Casus ! :greuh:

"Oh, what sad times are these when passing ruffians can 'NI' at will to old ladies."

[Désolé pour le titre ;-) ]

Vu dans le n°51 de Backstab, une critique d'une petite demie-page sur Nephilim : Initiation (NI), dont la sortie est imminente. Le jeu a obtenu la bonne note de 4 sur 5, le chroniqueur ayant visiblement apprécié la démarche de simplification de l'univers Nephilim. Ca tombe bien, c'était le but !

Enfin voilà, une critique sympathique, même si un peu superficielle (comme ce magazine en général), et malgré la mention erronée des HdB à la place d'UbIK dans la case éditeur. Une petite citation qui fait plaisir en passant : :-)

Applaudissements nourris pour les Héritiers de Babel qui font du travail pas si amateur que ça. Nephilim : Initiation est un moyen idéal pour découvrir en douceur l'univers de la Révélation.

Cyril Pasteau, dans Backstab n°51

 

À noter au passage qu'il s'agissait du dernier numéro de Backstab, qui va laisser la place à un petit nouveau : Fantasy.rpg, dont je n'ai pas encore trop saisi les subtilités de la ligne éditoriale.

We are the Knights Who Say 'NI!'

couverture/écran de jeuVue aujourd'hui en première page du GROG, une annonce de la sortie imminente de Nephilim:Initiation (NI pour les intimes), publication à laquelle j'ai participé en tant qu'illustrateur.

Comme son nom l'indique, il s'agit d'une version du jeu de rôle Nephilim taillée spécialement pour une découverte tout en douceur de cet univers. En effet, le monde Nephilim est passionnant et complexe à souhait, mais est souvent perçu comme très difficile à aborder, pour les MJ comme pour les joueurs. NI offre donc des règles simplifiées et une vision volontairement restreinte du background, pour une approche "prêt à jouer" qui conviendra parfaitement aux MJ et joueurs désirant faire un premier pas dans ce jeu. On y trouve également un écran de jeu 4 volets, une nouvelle inédite et un scénario complet et documenté en rapport avec cette nouvelle. Le tout en 80 pages qui se suffisent à elles-mêmes pour plusieurs parties. Et si les joueurs mordent à l'hameçon, NI ne demande qu'à être complété progressivement grâce aux nombreux suppléments Nephilim existants ou à venir.

NI est publié par Ubik, détenteur des droits Nephilim depuis la disparition tragique de Multisim, mais c'est avant tout le résultat du travail passionné de membres des Héritiers de Babel (dont principalement mon MJ Neph préféré :-) ).

En ce qui concerne ma propre contribution, j'ai réalisé 4 illustrations. Deux pour illustrer les Sciences Occultes, et deux en tant qu'aides de jeu. Ce n'est vraiment pas grand chose comparé au travail de Goulven Quentel (l'auteur de la plupart des illustrations intérieures et de la maquette) et de Matthias Haddad (qui a entre autres réalisé l'excellent écran), mais bon c'est déjà un début :-) .